Assemblage inédit d’acteurs et actrices de la société civile, du monde agricole et de la finance solidaire, le mouvement Terre de Liens tire son originalité de l'articulation entre un réseau associatif actif dans toute la France, une entreprise d’investissement solidaire et une fondation reconnue d’utilité publique.
Partout en France métropolitaine, Terre de Liens agit pour préserver les terres agricoles. Découvrez notre réseau de fermes.
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Publié le 9 décembre 2025 , mis à jour le 9 décembre 2025
Le verdict est tombé : selon l’ONU, les catastrophes naturelles et événements extrêmes liés au changement climatique ont coûté 3000 milliards de pertes agricoles au niveau mondial, ces 30 dernières années. Si l’agriculture est en première ligne des conséquences des changements climatiques, elle porte aussi son lot de responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre. Zoom sur les enjeux climatiques liés à l’agriculture et pistes de solutions.
Après le secteur des transports, c’est l’agriculture qui trône à la seconde place des secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre au niveau national. Ces gaz responsables du changement climatique, le CO2, le méthane et l’azote, sont notamment issus du secteur de l’élevage, qui en concentre la plus grande partie : on estime que 80% des émissions de l’agriculture viennent de l’élevage !
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en France, 80% des émissions de CO2 du secteur agricole sont liées à l’élevage
En cause, la production ou l’importation des aliments à destination de l’élevage (les engrais et pesticides libèrent des gaz quand ils sont répandus sur les cultures), et bien sûr le transport des produits importés consomme des carburants fossiles qui rejettent du CO2. Il faut également ajouter les gaz et déjections émis par les ruminants, les engins et bâtiments utilisés pour l’élevage, les usines de transformation de ces produits, et les transports vers les entrepôts et commerces. Concernant les cultures végétales, les émissions de CO2 proviennent quant à elles des engins utilisés, et des produits phytosanitaires de synthèse épandus sur les cultures.
On parle ici d’un modèle d’élevage et d’agriculture industriel et intensif qui vise à maximiser le volume produit en optimisant les coûts. Le bien être animal, le respect du climat ou de l’environnement ne sont pas les boussoles de ce mode d’élevage. D’ailleurs, une importante partie de la production intensive de viande de faible qualité française n’est pas destinée à nos assiettes, mais à l’exportation !
Sur le terrain des éleveurs agissent déjà, comme Benjamin, qui élève ces animaux en plein air intégral, sans nourriture importée. Il montre qu’un élevage où le bien être animal et la réduction de consommation d’énergie sont possibles
Là où l’agriculture peut appauvrir les sols, user de produits chimiques et perturber le climat et les écosystèmes, une agriculture durable et résiliente peut elle participer à restaurer la nature, et même à réduire le CO2 présent dans l’atmosphère !
Source de nombreuses solutions naturelles qui favorisent la récolte, l’agriculture paysanne doit inspirer les futures fermes qui nous nourriront, et que Terre de Liens contribue à faire pousser.
Parmi ces solutions, des parcelles de tailles plus réduites, entourées de haies et de talus sont plus résistantes : l’ombre des arbres permet à la terre de sécher moins vite (donc, d'économiser de l’eau) et de protéger les champs en périodes de canicule et de sécheresse.
De même, réduire le travail de la terre, laisser des terres en jachères ou opérer une rotation de cultures pour ne pas appauvrir trop les sols est favorable à la restauration de la faune et de la flore en milieu agricole.
Des moyens techniques sont également d’une grande aide : des serres non chauffées, des bâches pour lutter contre les adventices sans recours aux pesticides chimiques, les techniques sont nombreuses et permettent de se passer d’intrants chimiques pour une culture 100% biologique.
Enfin, plus de fermes à taille humaine, mieux réparties permettront de réduire la distance entre la production agricole et l’assiette : en misant sur une distribution des aliments de la fermes en circuit court, on réduit l’énergie consommée par le transport de ces produits, et celle qui est consommée par les entrepôts de transit et de stockage.
En favorisant l’émergence de fermes respectueuses du climat et de l’environnement, Terre de Liens agit concrètement contre la bétonisation des sols en France. Les surfaces agricoles, notamment quand elles sont cultivées avec des pratiques responsables et biologiques, participent à absorber le CO2 présent dans l’atmosphère (on parle de “séquestration carbone”). C’est la photosynthèse réalisée par les plantes sur les exploitations agricoles : en poussant elles absorbent le CO2 présent dans l’air pour l’envoyer dans le sol. La plantation de haies et les pratiques de l’agro-foresteries participent à renforcer cette capacité des sols agricoles à diminuer la quantité de CO2. Là où l’agriculture intensive, du fait d’un intense travail du sol, contribue à libérer le carbone qui s’y trouve, l’agriculture paysanne est une véritable alliée pour lutter contre le changement climatique.
Attention : cela ne compensera pas tout le CO2 émis, et il est également essentiel de réduire au maximum les sources d’émissions de gaz à effet de serre.
Au niveau national, la primeur est toujours donnée aux grandes exploitations industrielles, et les normes environnementales perçues comme des “contraintes” comme le prouve la très controversée Loi Duplomb. Si nous luttons pour faire reconnaître la pertinence du modèle agricole paysan, nous n’attendons pas les politiques nationales pour agir. Chaque jour, Terre de Liens soutient activement plus de 800 agriculteurs pour les aider à accéder à une etrre, développer leur agriculture biologique et nourrir sainement la population.
Vous avez le pouvoir d’agir pour favoriser le développement de fermes responsables : en adoptant des habitudes alimentaires plus responsables, vous soutenez les agriculteurs qui produisent une alimentation bio, saine et durable.
Pour faire grandir le mouvement Terre de Liens et multiplier les fermes durables partout en France, vous pouvez agir dès maintenant. En nous apportant votre soutien, vous choisissez aujourd’hui l’alimentation des générations de demain.
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