Assemblage inédit d’acteurs et actrices de la société civile, du monde agricole et de la finance solidaire, le mouvement Terre de Liens tire son originalité de l'articulation entre un réseau associatif actif dans toute la France, une entreprise d’investissement solidaire et une fondation reconnue d’utilité publique.
Partout en France métropolitaine, Terre de Liens agit pour préserver les terres agricoles. Découvrez notre réseau de fermes.
Toute l’actualité de Terre de Liens, aux niveaux national et local.
Quel que soit votre profil, Terre de Liens est là pour vous accompagner sur les questions agricoles, d'accès à la terre, d'installation et de transmission.
Lucile et Nicolas sont installés au fond d'un joli vallon du Pays d'Auge, comme élevage caprins lait-fromages, bovins viande et comme paysan-boulanger.
La ferme exploite 37 ha. Lucile s’est installée en 2009 sur 15 ha dont des surfaces boisées. Nicolas l'a rejointe en 2016 suite à une campagne Terre de Liens qui fait l’acquisition de 13,5 ha, ce qui complète les terres prises à bail pour permettre son activité. La parcelle patrimoniale et la parcelle Terre de Liens forment 26 ha d’un seul tenant, traversés par une rivière. Lucile parle du lieu comme d'un « sanctuaire ».
La préservation de la rivière et des zones humides qui l'entourent est l’une des préoccupations de Nicolas, qui fait des détours importants avec son tracteur au lieu de traverser directement. En 2025, le Syndicat mixte du Bassin de la Dives (SMBD) finance et réalise des haies pour protéger la rivière, elles-mêmes clôturées pour les protéger des chèvres. Elles complètent celles plantées par Lucile, une grande variété d'essences résistantes à la sécheresse en prévision du changement climatique et des années futures.
Lucile et Nicolas restent fidèles dans leurs productions à leur éthique d’origine, à petite échelle, à la main, sans financement bancaire. Il ont droit en 2025 à une rémunération via le dispositif des Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) de la chambre d'agriculture. pour les services rendus à la collectivité via leurs pratiques.
Lucile élève des races en sauvegarde au nombre de 20 vaches nantaises et 50 chèvres poitevines jusqu'en 2023. 2024 et 2025 sont des années plus difficiles qui voient la taille des troupeaux diminuer à 12 vaches et 34 chèvres à mi-année mais avec de meilleures perspectives pour fin 2025 et 2026 grâce à un vêlage particulièrement réussi. Un nouveau quai de traite construit avec l'aide d'un woofer fait aussi gagner beaucoup de temps. Et l'appel à un vétérinaire spécialisé a donné lieu à des préconisations efficaces pour le traitement du parasitisme des chèvres.
Dès son installation, Nicolas fait du pain avec un four Soupart, chauffé au bois. La boulangerie, terminée en 2019, lui permet de travailler dans de meilleures conditions. 2023 a vu ensuite l’acquisition d’un deuxième four plus gros. Nicolas produit dès lors entre 150 kg et 200 kg de pain par semaine, jusqu'à 250 en période touristique. Début 2025, il ralentit de 5 à 4 jours de boulange mais la fidélité des consommateurs l'entraîne à remonter sa production au niveau initial malgré ce temps réduit.
Dans le fonctionnement normal de la ferme, le chiffre d'affaires est composé à parts égales pour la production : 1/3 bovins, 1/3 caprins, 1/3 boulangerie. Lucile fait la comptabilité de son exploitation en association avec l’Afogc. Elle en est très satisfaite et cela lui fait de belles économies.
Crédit : ©
Plusieurs points de vente où retrouver leurs productions :
- à la Berouette, Magasin de producteurs Livarot
- Amaps : Lisieux, Caen, Ifs
- chez des revendeurs locaux de produits bio : Lisieux au Cabas, Coin Bio, Biocoop et Biodésir ; Villerville à la ferme du Chateau ; Honfleur à Atibio ; Trouville, au marché sur le stand de Galobio et dans leur magasin à Notre-Dame de Courson
De juin à Décembre, le mardi à 17h
Route de Magny • Mezidon-Canon
© Terre de Liens 2026